Étude de cas · Bureaux & marque employeur

Les bureaux de Brut à Paris : un reportage à l’image du média

 ·  5 min de lecture  ·  par Jonathan Moyal

Open-space des bureaux de Brut à Paris photographié par Jonathan Moyal — plateau industriel, câbles orange et vue sur les immeubles haussmanniens
Brut, Paris — l’open-space principal, ses câbles orange signature et la lumière des fenêtres sur la ville.

Quand un média comme Brut ouvre ses bureaux à l’objectif, il y a une évidence : l’image doit être à la hauteur de la marque. Brut, c’est l’un des médias les plus regardés sur les réseaux sociaux, une identité visuelle forte, un ton direct. Ses locaux parisiens, repensés par le cabinet d’architecture d’intérieur Yemanja, devaient raconter exactement cela.

En tant que photographe de bureaux à Paris, ma mission était double : livrer à Brut des images exploitables pour sa communication et sa marque employeur, et offrir à Yemanja un reportage qui valorise son travail d’architecte. Voici comment j’ai abordé ce projet.

Le projet : un média qui assume son nom

Tout, dans ces bureaux, parle de l’entreprise. Le plateau a été conçu comme un espace ouvert, vivant, où l’on sent l’énergie d’une rédaction. Les gaines techniques restent apparentes au plafond, les câbles orange traversent l’espace comme une signature graphique, et chaque détail — du mug « Ici c’est Brut. » à l’écran qui affiche BrutX — rappelle où l’on se trouve.

Le défi photographique d’un lieu pareil n’est pas de le rendre « joli ». C’est de le rendre juste : capter à la fois l’ampleur architecturale et les petites attentions de design qui font l’identité de la marque.

Bureaux de Brut à Paris conçus par l'architecte Yemanja — poteaux béton, salles de réunion vitrées et plantes
Le travail de Yemanja : poteaux béton laissés bruts, salles de réunion vitrées et végétation pour réchauffer le plateau.

Le brief : garder un côté brut

L’intention de Brut et de Yemanja était claire — et le jeu de mots était assumé : garder un côté brut. Béton apparent, structures métalliques visibles, matériaux laissés dans leur vérité, rien de lisse ni de surfait. Mais un brut habité, réchauffé par le bois au sol, les assises jaunes et la lumière naturelle.

Photographier cet équilibre demande de la retenue. J’ai privilégié la lumière naturelle, des cadrages qui respectent les lignes de l’architecture, et une colorimétrie fidèle : pas de retouche qui « polirait » le lieu et trahirait son parti pris. Le brut devait rester brut, jusque dans l’image.

Espace de pause des bureaux de Brut à Paris — banquettes jaunes, ordinateur affichant BrutX et mug Ici c'est Brut
L’identité jusque dans les détails : banquettes jaunes, BrutX à l’écran et le mug « Ici c’est Brut. ».

Mon approche : photographier une identité, pas seulement un lieu

Un reportage de bureaux réussi raconte une journée. J’ai donc alterné les échelles : des vues larges qui posent l’espace et révèlent l’intervention de l’architecte, et des plans plus serrés sur les usages — un poste de travail près de la fenêtre, un coin de réunion, un mur d’œuvres.

Espace lumineux des bureaux de Brut à Paris photographié par Jonathan Moyal
Un plateau lumineux, ponctué de touches de couleur.
Circulation et espaces de travail des bureaux de Brut à Paris, design Yemanja
Les circulations, végétalisées et ouvertes.
Collaborateur au travail dans les bureaux de Brut à Paris, lumière naturelle
Un poste de travail en lumière naturelle, près des fenêtres.
Détail décoratif sur mur béton dans les bureaux de Brut à Paris
Une œuvre encadrée sur le béton : le brut comme écrin.
Photographier les bureaux d’un média, c’est photographier sa culture. Chaque détail — un panneau « ON AIR », un mug, un câble orange — devient un mot du récit.

Ce sont souvent ces détails qui font la différence dans une étude de cas. Le panneau « ON AIR » au-dessus de la porte du studio, par exemple, dit en une image tout ce qu’une longue légende peinerait à expliquer : ici, on produit du contenu, en continu.

Porte du studio des bureaux de Brut à Paris avec panneau lumineux ON AIR — reportage Jonathan Moyal
La porte du studio et son « ON AIR » : l’ADN d’un média raconté en un seul cadre.

Le résultat : des images au service de deux marques

Le reportage a livré une série cohérente, utilisable sur de multiples supports : pages « Nos bureaux » et recrutement pour la marque employeur de Brut, réseaux sociaux, présentations — et un portfolio soigné pour Yemanja, qui peut documenter et valoriser son projet d’aménagement. Une collaboration gagnant-gagnant, typique des reportages que je mène entre entreprises et architectes d’intérieur.

C’est tout l’intérêt d’un reportage de bureaux professionnel : une demi-journée sur place, et des images qui serviront la communication de l’entreprise pendant des années. Vous avez un projet d’espace de travail à mettre en valeur ? Parlons-en.

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