Quand un média comme Brut ouvre ses bureaux à l’objectif, il y a une évidence : l’image doit être à la hauteur de la marque. Brut, c’est l’un des médias les plus regardés sur les réseaux sociaux, une identité visuelle forte, un ton direct. Ses locaux parisiens, repensés par le cabinet d’architecture d’intérieur Yemanja, devaient raconter exactement cela.
En tant que photographe de bureaux à Paris, ma mission était double : livrer à Brut des images exploitables pour sa communication et sa marque employeur, et offrir à Yemanja un reportage qui valorise son travail d’architecte. Voici comment j’ai abordé ce projet.
Le projet : un média qui assume son nom
Tout, dans ces bureaux, parle de l’entreprise. Le plateau a été conçu comme un espace ouvert, vivant, où l’on sent l’énergie d’une rédaction. Les gaines techniques restent apparentes au plafond, les câbles orange traversent l’espace comme une signature graphique, et chaque détail — du mug « Ici c’est Brut. » à l’écran qui affiche BrutX — rappelle où l’on se trouve.
Le défi photographique d’un lieu pareil n’est pas de le rendre « joli ». C’est de le rendre juste : capter à la fois l’ampleur architecturale et les petites attentions de design qui font l’identité de la marque.
Le brief : garder un côté brut
L’intention de Brut et de Yemanja était claire — et le jeu de mots était assumé : garder un côté brut. Béton apparent, structures métalliques visibles, matériaux laissés dans leur vérité, rien de lisse ni de surfait. Mais un brut habité, réchauffé par le bois au sol, les assises jaunes et la lumière naturelle.
Photographier cet équilibre demande de la retenue. J’ai privilégié la lumière naturelle, des cadrages qui respectent les lignes de l’architecture, et une colorimétrie fidèle : pas de retouche qui « polirait » le lieu et trahirait son parti pris. Le brut devait rester brut, jusque dans l’image.
Mon approche : photographier une identité, pas seulement un lieu
Un reportage de bureaux réussi raconte une journée. J’ai donc alterné les échelles : des vues larges qui posent l’espace et révèlent l’intervention de l’architecte, et des plans plus serrés sur les usages — un poste de travail près de la fenêtre, un coin de réunion, un mur d’œuvres.
Photographier les bureaux d’un média, c’est photographier sa culture. Chaque détail — un panneau « ON AIR », un mug, un câble orange — devient un mot du récit.
Ce sont souvent ces détails qui font la différence dans une étude de cas. Le panneau « ON AIR » au-dessus de la porte du studio, par exemple, dit en une image tout ce qu’une longue légende peinerait à expliquer : ici, on produit du contenu, en continu.
Le résultat : des images au service de deux marques
Le reportage a livré une série cohérente, utilisable sur de multiples supports : pages « Nos bureaux » et recrutement pour la marque employeur de Brut, réseaux sociaux, présentations — et un portfolio soigné pour Yemanja, qui peut documenter et valoriser son projet d’aménagement. Une collaboration gagnant-gagnant, typique des reportages que je mène entre entreprises et architectes d’intérieur.
C’est tout l’intérêt d’un reportage de bureaux professionnel : une demi-journée sur place, et des images qui serviront la communication de l’entreprise pendant des années. Vous avez un projet d’espace de travail à mettre en valeur ? Parlons-en.